PER, ancien contrat Madelin, rachat de trimestres : les travailleurs indépendants et professions libérales disposent de plusieurs leviers pour préparer leur retraite, mais ces outils ne se valent pas et ne se combinent pas au hasard. Entre un contrat Madelin parfois ouvert depuis des années, un Plan d’Épargne Retraite (PER) devenu la référence, et la possibilité de racheter des trimestres pour partir sans décote, la question n’est pas de choisir un seul outil mais de construire une stratégie cohérente avec sa situation professionnelle et patrimoniale.
Le PER, la solution qui a remplacé le contrat Madelin
Depuis le 1er octobre 2020, les contrats Madelin retraite ne sont plus commercialisés : ils ont été remplacés par le Plan d’Épargne Retraite individuel (PER), créé par la loi Pacte. Pour un indépendant, le PER individuel reste l’outil central de préparation de la retraite, avec un mécanisme de déduction fiscale calé sur le bénéfice imposable de l’année.
Concrètement, le plafond de déduction d’un travailleur non salarié se calcule comme le montant le plus favorable entre deux formules : une part du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS, fixé à 48 060 € en 2026), ou un pourcentage du bénéfice imposable avec une majoration sur la tranche la plus élevée de ce bénéfice. Ce calcul dépend directement du niveau de revenu professionnel de chaque indépendant, ce qui explique pourquoi deux profils en apparence proches peuvent avoir des marges de versement très différentes.
À la sortie, le PER offre une souplesse que n’avait pas le Madelin : possibilité de sortie en capital (et pas uniquement en rente), et déblocage anticipé pour l’achat de la résidence principale, en plus des cas de déblocage classiques (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage).
Et si vous avez encore un contrat Madelin ouvert ?
Les contrats Madelin souscrits avant 2020 continuent de fonctionner normalement : vous pouvez poursuivre vos versements, qui restent déductibles selon les mêmes principes que pour un PER. Deux options s’offrent alors à vous : conserver le contrat en l’état, ou le transférer vers un PER individuel pour bénéficier de sa plus grande souplesse de sortie et, selon les contrats, de frais ou de supports d’investissement plus avantageux.
Ce choix ne se tranche pas de manière générique. Il dépend de l’ancienneté du contrat, de ses frais, de la qualité de sa gestion financière et des conditions de transfert proposées par l’assureur. C’est un point que nous examinons systématiquement lors de l’analyse complète du bilan patrimonial, aux côtés des autres contrats d’épargne existants.
Le rachat de trimestres : un levier complémentaire, pas une évidence
Le rachat de trimestres permet à un indépendant de racheter des trimestres manquants (années d’études, années incomplètes) afin de partir plus tôt ou d’augmenter le montant de sa pension en évitant une décote. Le barème applicable reste celui fixé en 2013, actualisé chaque année par circulaire de la CNAV. Le coût d’un trimestre racheté dépend de l’âge au moment du rachat et de l’option choisie (rachat du taux seul, ou rachat du taux et de la durée d’assurance).
Ce levier n’est pas systématiquement rentable : son intérêt se mesure en comparant le coût du rachat au gain de pension qu’il procure sur l’espérance de vie restante, en tenant compte de la fiscalité (le rachat est lui aussi déductible du revenu imposable l’année du versement) et des autres sources de revenus prévues à la retraite. C’est une décision qui se prend après un calcul précis, jamais sur la base d’une règle générale.
Pourquoi ces trois leviers doivent être articulés, pas juxtaposés
PER, contrat Madelin existant et rachat de trimestres agissent sur des leviers différents : capitalisation avec avantage fiscal immédiat pour le PER et le Madelin, durée d’assurance et niveau de pension du régime obligatoire pour le rachat de trimestres. Les opposer n’a pas de sens ; l’enjeu est de déterminer, pour chaque indépendant, dans quel ordre et dans quelle proportion les mobiliser, en fonction de son âge, de son niveau de revenu, de sa trésorerie disponible et de ses autres objectifs patrimoniaux (transmission, immobilier, fiscalité de l’entreprise).
C’est précisément le rôle des préconisations et de la stratégie que nous construisons avec chaque client : une approche 100 % personnalisée, qui tient compte de l’ensemble du patrimoine et pas seulement de la question retraite isolée.
Comment nous abordons cette question avec chaque client indépendant
Chez JBL Patrimoine, la question retraite est systématiquement traitée dans le cadre de l’accompagnement complet. Le premier rendez-vous, l’audit patrimonial, est gratuit : il permet de poser les bases, de comprendre votre parcours professionnel et vos objectifs, avant toute recommandation. Nous détaillons d’ailleurs le déroulé de ce premier échange dans un précédent article sur l’audit patrimonial gratuit à Bayonne.
Le second rendez-vous, le bilan patrimonial, lui aussi gratuit, va plus loin : il analyse votre endettement, votre fiscalité, votre situation retraite et la répartition actuelle de votre patrimoine, avant d’aboutir à des préconisations et une stratégie entièrement personnalisées, construites en fonction de vos objectifs propres. Sur la question spécifique du PER, nous avions également comparé cet outil à l’assurance-vie dans un article dédié : PER ou assurance-vie, que choisir pour préparer sa retraite ?
Si vous êtes indépendant ou profession libérale à Bayonne, dans les Landes, au Pays Basque ou ailleurs en France, et que vous souhaitez faire le point sur votre stratégie retraite, l’audit patrimonial gratuit est la première étape pour objectiver votre situation avant toute décision.